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Désir malsain –un conte licencieux mongol-

2016    « Désir malsain  -une version mongole du conte-type des 3 souhaits », dans Littérature de jeunesse : richesse de l’objet, diversité des approches. Collection UL3 travaux et recherche, des  Editions du Conseil Scientifique de l’Université de Lille 3, pp 185-198.

 

La première partie de l'exposé consacrée au recueil de contes en Mongolie et à la transcription de ce conte préalablement enregistré auprès du conteur-chanteur Odsuren en 1999, a fait l'objet d'une publication, en mongol, dans la Revue des Etudes de Langues et Civilisations Etrangères, de l’Université Nationale de Mongolie, n°212 (4), pp. 66-71, 2003.

 

Résumé du conte:

 

Dans un campement deux femmes et leur fils vivaient paisiblement ensemble. Les deux fils chassaient principalement des petits rongeurs pour nourrir leur mère. Mais un jour, une terrible sécheresse s’abattit sur le pays et ils furent tous contraints de partir. Pour toute richesse ils n’avaient que deux chevaux très maigres. Fatigués et affamés, ils furent contraints de manger un de leurs chevaux. Mais le lendemain au réveil l’autre jeune, qui avait encore son cheval, avait disparu. Alors celui qui resta, marcha longtemps avant de croiser une rivière sur laquelle il vit flotter un sexe d’homme. En le prenant pour le comparer au sien, il se fixa solidement et il ne réussit pas à l’en détacher et se mit à fonctionner  au moment d’uriner, comme un sexe normal. Il rencontra ensuite une famille qui l’hébergea jusqu’au moment où un envoyé du roi  était à la recherche d’un homme à deux sexes parce que la fille de ce roi est née avec deux sexes. Il fut choisi comme mari de la princesse et le roi lui céda son royaume. Tout le monde vivait en paix.  C’est alors que réapparut le soit disant « ami » lui réclamant l’hospitalité. Le jeune roi lui expliqua alors comment il avait acquis son second sexe. Mais cet ami commença à convoiter la princesse. Il se dirigea vers la fameuse rivière, y trouvant un sexe d’homme en train de flotter, l’attrapa et le porta à son front en signe de gratitude, mais le sexe s’y colla. Impossible de l’en détacher. Honteux, il ne pouvait plus demander l’hospitalité car tout le monde le fuyait, comme pour échapper à un maléfice et il finit par mourir de faim.

 

La morale de cette histoire est qu’un esprit mal intentionné se retourne contre son auteur.. Celui qui a un esprit mauvais, c’est inscrit sur le visage, alors que celui qui a un esprit bon vit dans le bonheur, avec sa femme. Il s’occupe aussi des deux mères : la sienne et celle de l’autre. Cela se termine par la mort du mauvais, alors que le bon vit dans la profusion de koumiss et de viande et il vécut ainsi, avec une très belle femme dans un bonheur éternel.

 



08/10/2010
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